C'est avec toi que je voudrais flanner entre chien et loup dans les rues du grand Paris ou dans celles de cette ville qui a connu jadis mes peines et mes joies... Nous marcherions le nez
tendu vers les étoiles et je n'aurais d'yeux que pour cet être frêle et captivant qui n'a nul besoin de se vêtir de noir pour être sombre.
A la faveur de la nuit, je t'ouvrirais mon monde, rempli de pensées insoumises et de sourdes rebellions. Tu trouverais, ça et là, quelques unes de ces blagues potiches qui nous ont aidées
autrefois à apprivoiser nos solitudes respectives.
Comme il ferait bon respirer l'air glacial de l'aube après qu'il ait parcouru ton échine. Aurai-je seulement un jour l'occasion de saisir à nouveau ton regard, de contempler tes yeux
embués de sommeil qui luttent pour partager encore quelques instants volés au monde et à ses tracas ?
Pour toi, je reprends cette plume, virtuelle mais rassurante, et je refais le chemin tel que j'aurais aimé qu'il soit. Du manque de toi j'ai tiré une farouche envie de t'intégrer à ma vie, quitte
à n'être pour toi qu'une ombre dans l'immensité des possibilités qui s'offrent désormais. Tu n'en sauras rien, c'est sans doute mieux ainsi.
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